À l’intérieur, c’est le squelette même de l’ancien qui se montre, brut, présent, indomptable. La structure est là, omniprésente, une ossature que l’on respecte, que l’on contourne, avec l’idée farouche de composer avec l’existant plutôt que de tout raser, de tout effacer. Faire avec ce qui est déjà là, ce qui est encore debout. Réduire les démolitions de porteurs à l’essentiel, concentrer l’intervention là où les murs étouffent la lumière ou les circulations. C’est une stratégie de l’évitement, un calcul millimétré pour limiter les coûts, tenir un budget sans le faire imploser, et offrir ainsi des espaces plus généreux, des appartements plus vastes que la norme étriquée des typologies.
C’est une reconversion en tension, où l’on marche sur le fil entre les contraintes techniques et l’ambition d’offrir du neuf sans trahir l’ancien. Un projet qui, au-delà des murs et des matériaux, se joue dans les interstices, dans cette subtile réinvention du déjà-là.