Contrainte par un budget serré, l’intervention se fait chirurgicale, ciblée.
Cette maison, bien conservée, presque figée dans son état d’origine, n’a été qu’effleurée plus que transformée, et l’effort se concentre sur une pièce : le salon à l’étage. Là, dans cet espace un peu bas de plafond, le projet s’élance pour récupérer la hauteur des combles, ouvrir l’espace, libérer le volume, comme une respiration attendue depuis trop longtemps.
L’architecture symétrique de la maison impose son rythme, une partition régulière qui se joue dès l’entrée. En bas, une porte centrale s’avance sous une marquise en métal courbé, élégante, fine, un sourire de zinc suspendu qui surplombe l’arrivée. De chaque côté, deux grandes fenêtres se dressent, miroir l’une de l’autre, offrant un regard équilibré sur l’extérieur, un jeu d’alignements stricts et précis.
L’idée du projet, c’est de prolonger cette symétrie, d’étirer ces lignes qui structurent la façade pour mieux les emporter dans la verticalité. Trois lucarnes naissent, surgissent des toits comme des éclats géométriques, deux teintes pierre qui se fondent dans la matière de la maison, et une troisième, centrale, qui reprend la couleur métallique de la marquise, une touche de zinc sombre qui relie le haut et le bas, le passé et le geste contemporain.