Il y avait cette façade, à l’Est, frontale. Et puis, il y avait cette salle de bain sans fenêtre, une relique des années 80 : miroir flouté, céramique essoufflée, éclairage blafard.
La façade a été redessinée, s’est dépliée, a tiré vers le jardin une extension de verre et de métal. La lumière s’infiltre desormais, s’étire, tandis que le passé demeure, solide, rassurant.
Ici, l’architecture ne s’impose pas, elle dialogue. L’ancien et le contemporain s’enlacent, s’équilibrent, se répondent.
Pour la salle de bain nous avons transformé son absence de fenêtres en théâtralisant la lumière artificielle. Une mise en scène jouant des reflets et des textures. Au cœur de la pièce, un bassin carré presque sacré. Au fond des plantes artificielles mais qui appaisent massées là comme une petite jungle intérieure.
Cette maison raconte une histoire de transmission et de transformation, de respect qui fait du temps un allié. Il s’agissait avant tout de rendre à cette maison un lieu où le matin commence avec clareté et où le soir peut finir en paix.